Les haïkus d’Anne Egli-Décombaz – 38

Deux fois par semaine et en exclusivité, Anne Egli-Décombaz nous fera l’honneur d’entrouvrir la porte de son atelier. Elle nous permettra de découvrir la première peinture de sa journée. Un peu à la manière des gammes du musicien, Anne se laisse guider par ses ressentis du matin et permet à son pinceau de tracer les premières volutes de la journée, en lien avec la nature qui l’entoure.

Les haïkus sont collés sur un papier  Arches blanc, au format 17 x 12.

Haïku 13-38 d'Anne Egli-Décombaz © - www.la-galerie.ch

Haïku 13-38 d’Anne Egli-Décombaz © – www.la-galerie.ch

Fascinée par le Haiku, poème japonais, j’essaie de garder son essence selon la définition de Leang-Kiaï «on appelle une phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage ; une phrase vivante est celle dont le langage n’est plus langage ».

Dans ce sens un dessin ou une peinture sont morts lorsqu’ils sont trop explicites et deviennent vivants lorsqu’ils vont au-delà de la représentation académique.

«Le Haiku procède par ellipse, par retranchement, surtout par dépouillement faisant dire aux mots ce qu’ils ne semblent pouvoir dire, il apparaît comme l’expression d’un vrai vertige parce qu’il s’attache à mettre en mots le silence » (Corinne Atlan et Zéno Bianu, «Anthologie du Haiku»).

C’est dans ce dépouillement, cette ellipse, ce retranchement pour aller à l’essentiel même, que demeure une grande partie de ma recherche. »

Anne Egli-Décombaz